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Immobilier coté : Le retail n’est pas mort !

Par Herman Van der Loos - Senior Equity Analyst
Malgré la pandémie, l’immobilier coté et le retail représentent toujours une opportunité pour l’investisseur.
Le Belge a toujours eu une brique dans le ventre. Et c’est clair que l’immobilier coté est une alternative intéressante en termes de diversification par rapport au marché des actions ou au marché obligataire. L’immobilier coté permet également de jouir des avantages du secteur mais sans les contraintes de l’immobilier physique, et cerise sur le gâteau, en bénéficiant d’une liquidité de son investissement.
Reste à s’interroger : le retail n’est-il pas un secteur sinistré, et donc à éviter comme placement ? A priori, la réponse ne fait pas de doute si l’on tient compte des ravages du Covid-19 sur les commerces au travers des multiples confinements. Et si des segments comme les kots d’étudiants, les maisons de repos ou la logistique sont promis à un bel avenir, que penser du retail proprement dit ? Herman Van der Loos nuance la vision et rappelle qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

Un retail peut en cacher un autre

D’abord, parce que s’il est vrai que le secteur de la mode est sous pression, ce n’est pas nouveau. C’était déjà le cas avec les coups de butoir de l’e-commerce et les nouveaux modes de consommation des citoyens. Mais ce n’est pas neuf et la pandémie n’a fait qu’accélérer ce déclin. En revanche, le secteur retail ne saurait être réduit au segment « fashion », car il ne faut pas oublier que d’autres secteurs sont florissants. Que ce soit la distribution alimentaire, le jardinage, le bricolage ou les magasins liés à l’embellissement de nos maisons. Certains réalisent même des chiffres d’affaires plus élevés qu’en 2019. Nuance donc.

Centre-ville versus périphérie

Par ailleurs, l’immobilier coté dans le segment Retail demande aussi de faire le distinguo entre les foncières actives dans les centres-villes et celles qui ont des centres commerciaux péri-urbains (périphérie). Les premières sont soumises à une forte baisse de leurs loyers par des commerçants aux abois, tandis que les secondes maintiennent des loyers raisonnables et une activité soutenue grâce à leur positionnement (commerces liés au jardinage, bricolage) anti-pandémie.

Deux sociétés intéressantes

A ce propos, l’investisseur pourra aussi s’intéresser de près à deux sociétés cotées actives dans le secteur : Ascencio (groupe Mestdagh, actif surtout dans l’alimentaire) et Retail Estate (plutôt actif dans l’embellissement des maisons). Plus que jamais, l’investissement dans la brique cotée nécessite d’avoir un regard qui ne soit pas étroit et… « confiné », conclut Herman Van der Loos.
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