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Monthly Market News

Monthly Market News novembre 2021 – Tendances sur les marchés

Par Alexandre Gauthy - Economist
Le mois de novembre a vu le retour de la volatilité sur les marchés financiers. En fin de mois, les actions ont dévissé lorsque des nouvelles sont apparues sur l’émergence d’Omicron.
Notre expert, Alexandre Gauthy, analyse les tendances sur les marchés en novembre 2021.

Marchés d’actions : Les valeurs cycliques accusent le coup

Les actions mondiales ont baissé en novembre. Le mouvement de repli des bourses s’est observé en fin de mois. Le secteur de l'énergie a enregistré la pire performance, le pétrole ayant subi sa plus forte baisse mensuelle depuis mars 2020. Les valeurs financières ont également reculé et les compagnies aériennes ont subi les dernières inquiétudes liées au Covid. Le secteur des technologies a enregistré la meilleure performance grâce à la hausse d’Apple et des semi-conducteurs, tandis que les valeurs liées au cloud sont restées à la traîne.
Les principaux indices ont chuté de plus de 2 % le vendredi qui a suivi Thanksgiving, en raison des craintes que l'émergence d’une nouvelle souche du virus ne fasse dérailler la reprise économique. Alors qu'il faudra attendre au moins deux semaines pour obtenir plus de détails sur la transmissibilité, la virulence et la résistance aux vaccins d'Omicron, la pression vendeuse a repris à la fin du mois à la suite des déclarations du PDG de Moderna. Selon lui, les vaccins actuels seraient moins efficaces contre ce variant. Il a également indiqué qu'il faudrait compter des mois avant que les fabricants de vaccins puissent produire à grande échelle de nouveaux vaccins spécifiques à Omicron. Toutefois, les responsables de la santé ont largement insisté sur le fait que les vaccins devraient continuer d’offrir un certain niveau de protection, notamment contre les maladies graves. Avant même qu’Omicron ne fasse l’actualité à la fin du mois, l’augmentation des nouveaux cas d’infection (en particulier en Europe) a pesé sur le sentiment des investisseurs.
Sur le front de la politique budgétaire, aux E.U., la Chambre des représentants a adopté le plan d'infrastructure d'environ 1000 milliard de dollars, ainsi que le plan de dépenses sociales de 1,75 milliard de dollars intitulé "Build Back Better". Cependant, l'approbation de ce dernier par le Sénat reste compliquée. Enfin, la saison des résultats du troisième trimestre s'est poursuivie tout au long du mois. Les résultats étaient plutôt positifs, notamment en ce qui concerne la résilience des marges bénéficiaires et la robustesse de la demande.

Marchés obligataires : une volatilité accrue des taux courts

Les obligations d'État ont enregistré une performance positive en novembre, les investisseurs se réfugiant dans les actifs sans risque étant donné les craintes sur la croissance économique due au nouveau variant. Le rendement américain à 10 ans a baissé de 0,11 % en novembre, pour s’établir à 1,44 %. Le taux allemand à 10 ans a reculé de manière plus prononcée, passant de -0,11% à -0,34 % en fin de mois. Les obligations d’entreprise à haut rendement ont chuté en fin de mois en raison de la hausse de l’aversion au risque des investisseurs. Le mois a été marqué par une volatilité importante du taux américain à 2 ans. Ce taux reflète les anticipations des investisseurs sur l’évolution de la politique monétaire américaine à court terme. Alors qu’il avait augmenté significativement en cours de mois en réponse au rapport d’inflation et aux bons chiffres macroéconomiques, ce taux a chuté en fin de mois lorsque les investisseurs ont réévalué les perspectives de politique monétaire suite à la menace du nouveau variant pour l’économie.

Banques centrales : Le discours sur l’inflation change

La principale conclusion de la réunion de la Fed de début novembre semble être l'absence de surprise en matière de politique monétaire. Le rythme de la réduction des achats d’actifs de 15 milliards de dollars par mois était conforme aux attentes et la mention selon laquelle le rythme pourrait être ajusté en fonction de l'évolution des perspectives a été largement anticipée. Toutefois, la Fed a opéré un changement de ton notable au fil du mois. La vice-présidente de la Fed a indiqué qu'il pourrait être opportun de discuter de l'accélération de la réduction des achats lors de la réunion de décembre. De même, le président de la Fed d'Atlanta a déclaré qu'il serait à l'aise avec la fin de l'assouplissement quantitatif d'ici la fin du premier trimestre. Le président de la Fed de Chicago a déclaré qu'il était "plus ouvert" à une augmentation des taux d'intérêt l'année prochaine qu'il ne l'était il y a six mois, soulignant la difficulté accrue d'être patient face aux pressions inflationnistes. L'évolution rapide du discours de la Fed, vers la possibilité d'une réduction plus agressive de son programme d’achat, peut être attribuée au rapport de l'inflation du mois d’octobre. Les prix à la consommation ont progressé de 0,9 % sur le mois, et de 6,2 % en glissement annuel, ce qui marque une inflation au plus haut depuis plus de 30 ans. À la fin du mois, J. Powell - qui vient juste d’être renommé par le président américain à la tête de la Fed-, a concédé que le risque d'une inflation durablement plus élevée avait augmenté. Il a également déclaré qu'il était temps de retirer le terme "transitoire" pour décrire la situation inflationniste présente.

Devises : le dollar poursuit sa hausse

L'indice du dollar a augmenté de 2,0 % en novembre. Le dollar s’est raffermi par rapport à l’euro durant le mois, passant un moment donné sous la barre de 1,12. Les devises des pays exportateurs de pétrole (Russie, Norvège, Canada etc.) ont souffert en novembre à cause de la chute du prix du baril. La livre turque a dégringolé pour atteindre un plus bas historique après les commentaires du président Tayyip Erdogan, qui défendait les récentes baisses de taux de la banque centrale. La dépréciation de la devise turque par rapport au dollar s’élève à plus de 40 % depuis le début d’année.

Matières premières : Le pétrole plombé par l’émergence d’Omicron

Le pétrole brut WTI a baissé de 20,8 % en novembre. L’augmentation des cas d’infection dans le monde et l’apparition d’un nouveau variant menacent la reprise de la demande de pétrole. Le prix de l'or s’est dans un premier temps apprécié avant de chuter en seconde partie de mois. Le métal jaune a terminé le mois de novembre à un niveau globalement inchangé.
Lire aussi l’analyse de Jérôme van der Bruggen - Head of Investments « Omicron cause la panique sur la bourse. Faut-il s'en inquiéter ? ».
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