06.11.20265 min
Meet the CEOs @ Wanty.
Le 5 novembre, le groupe Wanty a accueilli une nouvelle édition de Meet the CEOs dans ses installations de Binche, acteur de référence en Belgique dans les domaines de la construction, des infrastructures et de l’environnement. L’occasion de partir à la rencontre de Benoît Soenen, CEO du groupe, pour évoquer avec lui les étapes clés de son parcours au sein de Wanty, les défis d’un secteur en pleine évolution et sa vision d’une croissance durable fondée sur l’innovation, le capital humain et l’esprit d’entreprise.
Qu’est-ce qui vous a donné le déclic pour prendre la direction du Groupe Wanty ?
Ce n’est pas un déclic unique mais plutôt la conviction naturelle qu’un groupe comme Wanty possède un potentiel humain et entrepreneurial exceptionnel. J’ai vu l’opportunité de contribuer à une aventure qui dépassait largement la simple gestion d’une entreprise de construction.
Ce qui m’a motivé, c’est la possibilité de construire un groupe durable, capable de se développer tout en restant fidèle à ses valeurs familiales, à son ancrage régional et à son esprit entrepreneurial. Le défi consistait à accompagner une croissance importante sans perdre l’ADN qui a fait le succès du groupe depuis sa création.
J’ai toujours été attiré par les projets qui allient ambition, responsabilité et impact concret. Chez Wanty et ses filiales, chaque chantier transforme un territoire, améliore la mobilité ou crée des infrastructures utiles à la collectivité. Cette dimension m’a particulièrement séduit et me poursuit depuis le début de ma carrière dans l’entreprise historique qui est la SA Wanty.
Quels ont été vos plus grands défis à surmonter pour faire grandir le groupe ?
Le principal défi a été de faire évoluer l’organisation tout en préservant son identité. Lorsqu’une entreprise grandit rapidement, il faut professionnaliser les structures, renforcer les processus et développer les compétences, sans créer de distance avec le terrain.
Nous avons également dû faire face à des marchés de plus en plus complexes : hausse des coûts, évolution des réglementations, exigence croissante des clients en matière d’environnement et de sécurité. Dans ce contexte, l’enjeu est de rester agile tout en gardant une vision à long terme.
Enfin, un défi permanent consiste à attirer et fidéliser les talents. Les machines, les technologies et les infrastructures sont importantes, mais ce sont avant tout les femmes et les hommes qui font la différence. Construire une culture d’entreprise forte reste probablement le plus grand levier de développement.
Quelles erreurs ou décisions referiez-vous différemment aujourd’hui ?
Comme tout dirigeant, j’ai parfois sous-estimé l’importance du temps nécessaire pour conduire certains changements. On a souvent tendance à vouloir aller vite lorsque l’on est convaincu de la bonne direction à suivre.
Avec le recul, j’ai appris qu’il est parfois préférable de consacrer davantage d’énergie à expliquer le pourquoi d’une décision plutôt que de chercher à accélérer son exécution. L’adhésion des équipes est souvent plus déterminante que la vitesse.
J’ai également compris qu’il est impossible de tout maîtriser seul. L’une des leçons les plus importantes de mon parcours est d’apprendre à déléguer, à faire confiance et à s’entourer de personnes parfois meilleures que soi dans leur domaine.
Quels conseils de gestion donneriez-vous à un startupper qui débute ?
Le premier conseil est de rester focalisé sur son client. Beaucoup d’entreprises échouent non pas parce qu’elles ont une mauvaise idée, mais parce qu’elles ne répondent pas à un besoin réel.
Le deuxième est de surveiller son cash. La croissance est importante, mais la trésorerie reste le carburant de l’entreprise. Une entreprise rentable a davantage de liberté pour construire son avenir.
Enfin, choisissez soigneusement les personnes qui vous accompagnent. Les associés, les collaborateurs et les partenaires que vous sélectionnez au début de l’aventure auront souvent davantage d’impact sur votre réussite que votre produit lui-même.
Quelle est votre vision pour l’avenir de Wanty ?
Je souhaite que le groupe se positionne comme un groupe intégré capable de concevoir, construire, déconstruire, maintenir et valoriser les infrastructures et les bâtiments de demain. Que l’on reste une référence dans les métiers de la construction, des infrastructures et de l’environnement, tout en poursuivant sa diversification vers des activités porteuses d’avenir.
Notre ambition n’est pas nécessairement d’être les plus grands, mais d’être parmi les meilleurs. Les meilleurs en matière de savoir-faire, de qualité, de sécurité, d’innovation et de satisfaction de nos clients.
Au cours des prochaines années, nous continuerons à investir autour de sept piliers : la sécurité ; le capital humain et le développement des compétences ; l’innovation durable et la circularité ; la digitalisation ; l’expansion et la recherche de nouveaux marchés ; l’intégration de nos métiers, tour en restant concentré sur la performance opérationnelle, qui constitue l’ADN de notre entreprise.
Je souhaite également que le groupe conserve son esprit entrepreneurial qui constitue depuis toujours l’un de ses principaux atouts.
Quel rôle le Groupe Wanty joue-t-il dans la société ?
Une entreprise de plus de 1800 personnes a aujourd’hui une responsabilité qui dépasse largement la création de valeur économique. Elle doit être un acteur positif pour son territoire et pour les générations futures.
Wanty est un groupe familial fier de ses racines, nous imaginons, bâtissons et renouvelons des infrastructures durables, circulaires et innovantes pour nos territoires. Grâce à la complémentarité de nos métiers, nous œuvrons quotidiennement au développement socio-économique de la Wallonie et au-delà.
Enfin, à travers notre engagement dans le cyclisme et d’autres projets sportifs, nous cherchons à promouvoir des valeurs d’audace, de performance, de cohésion, de pragmatisme et de dépassement de soi dans un esprit familial au cœur de notre culture d’entreprise.





