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Monthly Market News

Monthly Market News mars 2021 – Tendances sur les marchés

Par Johan Gallopyn - Investment Desk Analyst
Il y a un an, les marchés d’actions mondiaux atteignaient leur plus bas niveau après l’effondrement soudain des cours dû à la pandémie de coronavirus. Personne n’aurait alors osé imaginer que ceux-ci auraient déjà renoué avec leur niveau d’avant la crise (Europe) ou l’auraient même dépassé (États-Unis) seulement un an plus tard.

Marchés d’actions : un trimestre excellent après un mois de mars robuste

Les marchés d’actions ont eu le vent en poupe en mars. Le S&P 500 a battu un nouveau record historique et a terminé le mois légèrement sous la barre des 4 000 points. L’indice Nasdaq a quant à lui clôturé de justesse en positif. Le moral des investisseurs a été dopé par la forte croissance attendue aux États-Unis suite à la rapidité de la vaccination, au plan de soutien fiscal approuvé en mars, ainsi qu’à l’ambitieux plan de relance récemment adopté. La bourse américaine a également profité de l’appréciation du dollar. Les nouvelles mesures de confinement plus strictes prises dans de nombreux pays européens et la lenteur des vaccinations ne semblent, à court terme, pas avoir d’impact sur les performances boursières dans la région. Les marchés émergents – et en particulier les marchés asiatiques – ont en revanche sous-performé, faisant ainsi figure d’exception. Ces derniers souffrent notamment de la hausse des taux américains. La rotation sectorielle des actions de croissance vers les actions « value » a été moins importante le mois dernier qu’au cours des semaines précédentes et de fortes fluctuations journalières, tant à la hausse qu’à la baisse, ont été observées dans le secteur des technologies. Cela rend la bourse américaine actuellement plus volatile que celles des autres régions.

Marchés obligataires : nouvelle divergence entre les taux européens et américains

Après la hausse observée au cours des deux premiers mois de l’année, le taux allemand à 10 ans s’est stabilisé autour de -0,30 %. L’accélération des rachats d’obligations d’Etat par la BCE et la mise en place dans certains pays de mesures de confinement plus strictes qui pèsent sur l’activité ont été des éléments positifs pour les obligations d’Etat. Les spreads des pays du sud de la zone euro sont restés stables le mois dernier. La tendance à la hausse des taux s’est par contre poursuivie aux États-Unis. Le taux à 10 ans a ainsi atteint 1,75 %, son plus haut niveau depuis janvier 2020. Contrairement à février, la hausse des taux nominaux américains est entièrement due à la hausse des anticipations d’inflation. Les taux réels sont pour leur part restés globalement inchangés.
Les spreads des obligations d’entreprises ont peu évolué au cours du mois, tant pour le segment « investment grade » que pour le segment « high yield ».

Banques centrales : la BCE réagit

La BCE a décidé d’accélérer le rythme de ses achats d’obligations afin de maintenir des conditions de financement favorables dans la région, mais elle ne voit aucune raison de prendre des mesures supplémentaires pour lutter contre la crise. Christine Lagarde n’a pas souhaité donner de chiffre précis concernant l’accélération du rythme des achats de la BCE. La portée et la durée du programme PEPP restent inchangées.
La banque centrale norvégienne a maintenu son principal taux directeur à 0 %, mais a fait savoir qu’elle procéderait probablement à un relèvement au second semestre de l’année. La Norges Bank s’attend à ce que l’activité atteigne un niveau normal plus rapidement que prévu, ce qui justifierait une hausse de taux un peu plus tôt qu’anticipé.
La Réserve fédérale n’a pas modifié son programme d’achat. La projection moyenne des membres de la Fed ne table sur aucun resserrement avant 2024, mais de plus en plus de membres (7 contre 5 auparavant) s’attendent tout de même déjà à une hausse de taux en 2023. Le marché anticipe actuellement un premier relèvement de taux début 2023.

Devises : le dollar gagne du terrain

Le dollar américain s’est renforcé à 1,17 en mars. L’anticipation d’une plus forte reprise économique aux Etats-Unis que dans la zone euro (en raison de la rapidité de la vaccination et de l’importance des mesures de soutien du côté américain) est à l’origine de la hausse des taux plus rapide aux Etats-Unis que dans la zone euro. L’avantage de taux en faveur du dollar soutient le taux de change. Depuis son plus bas en début d’année, le billet vert a déjà regagné près de 5 % par rapport à l’euro.
La livre sterling poursuit également sa tendance haussière entamée en début d’année. La monnaie britannique profite de l’accord trouvé sur le Brexit, mais aussi de la rapidité de la campagne de vaccination au Royaume-Uni et de l’espoir d’une réouverture plus rapide de l’économie britannique. La couronne norvégienne a gagné plus de 4 % après l’annonce d’une hausse de taux par la banque centrale.
La tendance haussière du renminbi chinois par rapport au dollar semble s’être inversée depuis le début de l’année. La devise chinoise vient en effet de connaître son deuxième mois consécutif de baisse par rapport au billet vert. La dynamique économique et l’évolution des taux jouent davantage en faveur de la devise américaine.
La livre turque a chuté de plus de 10 % suite à la décision du président Erdogan de limoger le gouverneur de la banque centrale, ravivant ainsi les doutes quant à l’indépendance de l’institution et de sa politique monétaire.

Matières premières : pétrole entre restrictions de production et doutes à propos de la reprise de la demande

Dans le courant du mois de mars, le cours du baril de Brent a grimpé à 70 dollars, avant de retomber sous les 65 dollars. L’or noir a d’abord été poussé à la hausse par la décision de l’OPEP+ de réduire moins que prévu ses coupes de production en avril (150 000 barils/jour contre 1,5 million de barils/jour attendus par le consensus). Cela signifie que la production restera globalement inchangée en avril. Le marché a par la suite interprété cela comme le signe d’un doute par rapport à la reprise de la demande suite aux nouveaux confinements imposés en Europe et dans d’autres régions. La prochaine réunion de l’OPEP+ est prévue pour début avril pour discuter des réductions de production à partir du mois de mai. Sur l’ensemble du premier trimestre, le prix du pétrole a augmenté de près de 25 %.
Le cours de l’or est tombé sous les 1 700 dollars l’once début mars et s’est ensuite péniblement maintenu juste au-dessus de ce seuil le reste du mois. La hausse des taux, en particulier les taux nominaux, et l’appréciation du dollar, ont pesé sur le cours du métal jaune.
Les matières premières industrielles se sont légèrement repliées après leur forte progression des mois précédents. Le prix du nickel a chuté d’environ 15 % après qu’une entreprise chinoise ait annoncé avoir développé une technique permettant de produire, à partir de minerais de nickel de faible qualité, un nickel de qualité pouvant être utilisé dans les batteries. Cette annonce a permis d’atténuer les craintes de pénurie dues à un accroissement de la demande dans ce secteur.
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