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Le climat au cœur des décisions d’investissement

Par Ophélie Mortier - Responsible Investment Strategist
Larry Fink, le patron emblématique de BlackRock, l’un des plus grands gestionnaires des fonds au monde (7.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion) vient de déclarer qu’il souhaite plus de transparence sur les chiffres des émissions de gaz à effet de serre. Profitons de ce cri d’alarme pour expliquer la manière dont Degroof Petercam Asset Management (DPAM) aborde l’enjeu climat dans ses investissements.

Pression actionnariale

Ophélie Mortier remarque que Larry Fink est un habitué de ces coups de menton à destination des sociétés cotées, notamment via sa traditionnelle lettre annuelle envoyées aux plus grandes entreprises cotées au monde. Et depuis quelques années, cette pression des investisseurs porte ses fruits sur les questions de durabilité des sociétés. Pareille continuité démontre que le « greenwashing » appartient de plus en plus aux méthodes du passé. D’une part, les réglementations imposent des règles de publication des données carbone croissantes et standardisées aux sociétés. Ensuite, , les nombreuses pressions externes (société civile, actionnaires, ONG, média) rendent ce « greenwashing » intenable à long terme. Enfin, les entreprises savent que le changement climatique est un risque à intégrer dans leur business et qu’elles doivent se montrer irréprochables sur ce plan et ne pas hésiter à communiquer sur leurs efforts pour décarboner leur business.

Mesurer

Bien entendu, la question du comment mesurer ces « efforts climatiques » se pose aussi ? A priori, ce genre d’information n’est pas accessible au commun des mortels et n’est pas facile à appréhender pour des entreprises aux activités parfois tentaculaires. Raison pour laquelle notre équipe chez Degroof Petercam Asset Management effectue un travail de recherche approfondi pour recueillir les informations nécessaires à notre évaluation. Fort heureusement, depuis plusieurs années déjà, la plupart des entreprises cotées publient divers rapports environnementaux. Mieux encore, en Europe, il y a même une obligation de publier des indicateurs extra-financiers que nos analystes peuvent éplucher dans le détail. Les informations environnementales ne manquent donc pas. Mais au-delà de cette recherche et analyse des données disponibles, les équipes de Degroof Petercam Asset Management entament aussi un dialogue constructif avec ces sociétés cotées. Le but ? Tenter de mieux comprendre leurs ambitions environnementales et le modus operandi : est-ce réalisable dans les temps impartis ? est-ce de manière interne ou via croissance externe ? quel impact sur le business, les investissements et la rentabilité, etc.

Les entreprises savent que le changement climatique est un risque à intégrer dans leur business et qu’elles doivent se montrer irréprochables sur ce plan.

Business model

Bien entendu, le respect des normes environnementales et le souci de réduire les émissions de gaz à effet de serre peuvent aussi impliquer un changement de modèle économique de la part des sociétés cotées. Il suffit de regarder l’évolution des Majors pétroliers dont beaucoup sont devenus des acteurs importants des énergies alternatives (éolien, solaire) au cours de ces dernières années. Ces entreprises, mais elles ne sont pas la seules, ont compris que le réchauffement climatique n’est pas seulement une menace, mais aussi une opportunité. D’autant que les échéanciers sont clairs : l’Europe et les Etats-Unis visent à décarboner leurs économies pour 2050, et la Chine pour 2060.

Carotte et bâton

Et si l’entreprise en question tarde ou se montre rétive à mettre en place les mesures nécessaires pour diminuer son empreinte écologique, que peut-on faire ? Les moyens de pression ont évolué au fil du temps. Au-delà de l’engagement individuel avec l’entreprise, il est possible aussi d’avoir recours à la pression collective. C’est la raison même de l’existence de Climate Action 100 +, une association qui regroupe plus de 370 investisseurs mondiaux (Degroof Petercam Asset Management en fait partie). Avec plus de USD 50.000 milliards d’actifs sous gestion, cette association a la force de frappe nécessaire pour ramener les entreprises indélicates dans le droit chemin. Bien entendu, la pression peut aussi se faire via des résolutions d’actionnaires déposées durant les assemblées générales. Et in fine, si toutes les pressions « amicales » ne suffisent plus, il est encore possible de recourir à l’arme ultime : la vente d’actions. Bien que recours ultime, Degroof Petercam Asset Management l’ a déjà utilisé par. C’est une question de crédibilité pour un combat climatique dont plus personne ne doute de sa pertinence, conclut Ophélie Mortier.
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