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Monthly Market News

Monthly Market News août 2021 – Tendances sur les marchés

Par Johan Gallopyn - Investment Desk Analyst
En août, les marchés d’actions sont restés orientés à la hausse. De nouveaux records ont été enregistrés au cours du mois, tant aux États-Unis qu’en Europe. Les bourses chinoises ont de nouveau rencontré des difficultés en raison de nouvelles mesures de régulation.
Notre expert, Johan Gallopyn, analyse les tendances sur les marchés en août 2021.

Marchés d’actions : Climat boursier toujours aussi positif

Les marchés d’actions ont connu un mois d’août positif. Il s’agit du septième mois consécutif de performances positives pour les marchés européen (Stoxx600) et américain (S&P500 en dollars). Le sentiment boursier a pourtant été plombé par la crainte d’une reprise économique plus lente en raison de la progression du variant delta. En Chine, des taux de croissance moins élevés pour une série d’indicateurs d’activité ont contribué à un climat économique plus incertain. Les investisseurs ont par ailleurs pris un peu moins de risques au cours du mois en raison d’un potentiel démantèlement plus rapide que prévu du programme d’achat d’obligations de la Réserve fédérale américaine. Les bourses ont cependant été soutenues par la publication d’excellents résultats d’entreprises pour le deuxième trimestre, et ce, tant en Europe qu’aux États-Unis. Au niveau de l’indice, la plus forte hausse depuis 2009 a été enregistrée tant pour le bénéfice que pour le chiffre d’affaires, conséquence de la faible base de comparaison de l’an dernier et du redressement de l’activité. Les entreprises signalent également des augmentations des dividendes et/ou des rachats d’actions propres plus importants. Par ailleurs, des progrès ont été réalisés aux États-Unis en ce qui concerne le plan d’investissement dans les infrastructures de 1000 milliards de dollars (approuvé par le Sénat avec le soutien de certains républicains) et un consensus plus large a été trouvé au sein du parti démocrate pour le plan pour les infrastructures sociales de 3500 milliards de dollars. Le principe « buy on dips » reste provisoirement d’application aux bourses.
Les performances boursières ont été relativement similaires entre les grandes régions, même si la bourse américaine a été aidée dans la seconde moitié du mois par la forte performance des actions de croissance. Après la forte baisse du mois de juillet, les bourses chinoises restaient toutefois à la traine. Une nouvelle loi sur la protection des données montre que la vague de réglementation chinoise se poursuit. La mesure a surtout eu un impact négatif sur les valeurs technologiques.

Tendance des marchés obligataires : des taux d’intérêt légèrement plus élevés 

Le taux américain à 10 ans a gagné près de 20 points de base au début du mois écoulé à 1,37 % à la suite de la publication de l’excellent rapport de l’emploi de juillet. L’incertitude des investisseurs s’est ensuite accrue. Ils se sont tournés vers la sécurité des obligations d’État et ont fait baisser le taux obligataire américain à 10 ans d’une dizaine de points de base, à 1,25 %. L’incertitude était le résultat des doutes sur les perspectives de croissance liées à l’augmentation du nombre de contaminations au coronavirus dans le monde et du rapport de la Réserve fédérale annonçant un début légèrement plus anticipé que prévu du démantèlement de son programme d’achat d’obligations. Le taux allemand à 10 ans a surtout augmenté durant les derniers jours du mois après la publication de chiffres d’inflation plus élevés que prévu (bien qu’en partie imputables à des facteurs ponctuels) dans la zone euro. Les spreads des pays du sud de la zone euro sont restés stables le mois dernier.
Dans un premier temps, les spreads des obligations d’entreprises ont légèrement augmenté en raison de la crainte d’un ralentissement de la croissance, mais ont ensuite baissé pour clôturer le mois à un niveau inchangé.

Banques centrales : La Réserve fédérale pourrait encore lancer le « tapering » cette année

Le compte-rendu de la dernière réunion de juillet a révélé quelques divisions parmi les membres de la Réserve fédérale. « La plupart des membres » sont favorables à un début du démantèlement du programme d’achat (« tapering ») d’obligations (actuellement 120 milliards par mois) dès la fin de l’année, tandis que « plusieurs autres membres » ont marqué leur préférence pour début 2022. Le marché a interprété cette position comme moins accommodante qu’auparavant, mais les commentaires du président de la Fed, Jerome Powell, l’ont de nouveau tempéré lors du symposium des banquiers centraux à Jackson Hole. Les attentes du marché tablent tout de même sur le fait que la Fed dévoilera ses plans de « tapering » en septembre et commencera à réduire ses achats d’actifs au quatrième trimestre. 
La banque centrale norvégienne a, comme prévu, maintenu son taux directeur à 0 %, mais confirme qu’il sera très probablement relevé en septembre. À cet égard, elle évoque la normalisation de l’activité économique et les risques liés à des taux bas pendant une période prolongée (déséquilibres financiers).
La banque centrale de Nouvelle-Zélande a reporté la hausse de taux prévue en août en raison de nouveaux confinements dus à la progression des contaminations au coronavirus. On s’attend désormais à un relèvement des taux en octobre.
Après la baisse du taux des réserves obligatoires (RRR) en juillet, les commentaires de la banque centrale chinoise continuent de pointer vers un assouplissement prochain de la politique monétaire. Le crédit total à l’économie chinoise  a progressé en juillet à un rythme le plus lent depuis février 2020.

Devises : banques centrales et matières premières donnent le ton

Le dollar s’est renforcé le mois dernier à 1,17 par rapport à l’euro, son niveau le plus élevé de l’année. Le dollar a profité des bons chiffres de l’emploi de juillet publiés au début du mois écoulé et de l’incertitude plus élevée sur les marchés financiers concernant les perspectives de croissance. L’anticipation du marché d’un début un peu plus tôt que prévu du « tapering » a également soutenu la devise américaine. Par la suite, le dollar a de nouveau dû céder ses gains en grande partie en raison des commentaires plus modérés de Powell à Jackson Hole.
Le dollar néo-zélandais et la couronne norvégienne ont été soutenus par la perspective d’une hausse des taux, malgré un recul temporaire des prix des matières premières et du pétrole en cours de mois et malgré un confinement de nouveau plus sévère en Nouvelle-Zélande. 
Les devises des pays émergents se sont généralement renforcées en août, grâce à la dépréciation du dollar durant la seconde moitié du mois et à un appétit croissant pour le risque. Les devises sensibles aux fluctuations du prix des matières premières (comme le rand sud-africain et le réal brésilien) ont connu une certaine volatilité.
Les cryptomonnaies se sont renforcées en août. Le Bitcoin a atteint 50 000 dollars après une chute de la monnaie numérique à 30 000 dollars en juillet.

Matières premières : coup de frein dû à la crainte d’un ralentissement de la croissance 

La crainte d’un ralentissement de la croissance à cause du variant delta et d’une croissance ralentie en Chine s’est également reflétée dans la baisse du prix de certaines matières premières, dont le pétrole et les métaux industriels. L’Agence internationale de l’énergie a baissé son estimation de la croissance de la demande mondiale de pétrole de 550 000 barils par jour, en raison de l’impact du virus. Au cours du mois, le prix du pétrole est tombé à 65 dollars le baril contre 75 dollars début août.
Les métaux comme le cuivre et le minerai de fer ont cédé du terrain, mais ont pu récupérer une partie des pertes vers la fin du mois. Exception à cette tendance, le prix de l’aluminium a atteint en août son cours le plus élevé depuis 10 ans. Le métal, comme la plupart des autres métaux industriels, poursuit ainsi sa tendance haussière de l’année dernière en raison de la reprise de la demande après la pandémie. Les prix de l’aluminium ont été tirés vers le haut en raison de possibles réductions de production en Chine, où les autorités intensifient la surveillance des industries très polluantes pour atteindre leurs objectifs climatiques. Pékin a toutefois mis en garde contre toute spéculation sur les marchés des matières premières et tente d’enrayer la hausse des prix en mettant sur le marché des stocks stratégiques de métaux.
Le prix de l’or est resté inchangé en août, mais a connu une volatilité importante au cours du mois. Durant la première moitié du mois, l’or est tombé juste au-dessus de 1700 dollars l’once après la publication de l’excellent rapport sur l’emploi aux États-Unis, rapport qui a entraîné une hausse des rendements obligataires et un renforcement du dollar. La reprise des cryptomonnaies peut également avoir joué un rôle dans la faiblesse du cours de l’or.
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